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La femme qui fuit
25 octobre, 20 h
Salle Michel-Côté
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« Comment as-tu pu te passer [de ma mère]? Comment as-tu fait pour ne pas mourir à l’idée de rater ses comptines, ses menteries de petite fille, ses dents qui branlent, ses fautes d’orthographe, ses lacets attachés toute seule, puis ses vertiges amoureux, ses ongles vernis, puis rongés, ses premiers rhum and coke? Où t’es-tu cachée pour ne pas y penser ? Là, il y a elle, il y a toi, et entre vous deux : moi. Tu ne peux plus lui faire mal parce que je suis là.» – ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE

 

Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Marcel Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours.

 

La femme qui fuit c’est le récit de vie de cette femme explosive, restée en marge de l’histoire, qui traversa librement le siècle et ses tempêtes. Pour sa petite-fille Anaïs c’est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais. Pour ce passage du livre à la scène, c’est à son amie l’actrice Catherine de Léan qu’a demandé Anaïs Barbeau-Lavalette de lire des extraits de son récit, accompagnée du musicien Bernard Falaise. 

 

Texte : Anaïs Barbeau-Lavalette

Mise en lecture : Brigitte Haentjens

Lectrice : Catherine de Léan

Musique : Bernard Falaise ou Claude Fradette

Durée : 1 h 40  sans entracte, incluant une discussion avec l’auteure via Skype

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